Les jardins

Les soirées Ciné-Jardins ont lieu dans les jardins publics, jardins partagés, fermes urbaines, jardins familiaux et autres lieux de nature en ville du nord-est parisien et des communes proches.

En 2025 :

Parc de Belleville (Paris 20e)

27 rue Piat, 75020 Paris
M°11 Pyrénées

Photo : Frédéric Combeau / Ville de Paris

C’est l’une des belles réalisations paysagères de ces 30 dernières années à Paris. Dans un quartier qui manquait d’espaces verts, l’architecte François Debulois et le paysagiste Paul Brichet ont aménagé une terrasse à 30 mètres de haut qui offre une vue imprenable sur Paris. Le parc en forte pente est un endroit idéal pour se balader à l’ombre de 1 200 arbres et arbustes (sophoras, tilleuls, catalpas…) et se perdre parmi les massifs de plantes annuelles et vivaces, de grimpantes et de rosiers, de plantes aromatiques et médicinales. Ciné-Jardins offre également un parcours dans les espaces verts des hauts de Belleville gérés par le centre social Archipelia : jardinières de la rue des Envierges, jardins partagés Jardingue et Luquet.

Parc Chapelle Charbon (Paris 18e)

Rue du Pré, 75018 Paris
T3B ou M°12 Porte de la Chapelle

Photo : Sonia Yassa / Ville de Paris

Depuis l’été 2020, les habitants du 18e disposent d’un parc de 3 hectares situé à la Porte de la Chapelle. A terme, il s’étirera sur 6,5 hectares pour devenir le plus grand espace vert de l’arrondissement. Il occupe en grande partie des rails de raccordement des faisceaux de la gare du Nord et de la gare de l’Est. Cette histoire ferroviaire est rappelée par la présence d’un quai surmonté d’un “préau” qui abritait autrefois du tri postal. A côté des espaces de détente et de pique-nique, on trouve des espaces de jeux variés. De grandes pelouses libres, tantôt tondues, tantôt naturelles, alternent avec des zones humides, tandis que d’autres sont plantées d’espèces locales de chênes, de tilleuls, de saules, de bouleau, de peupliers, de hêtres… Les amateurs d’agriculture urbaine apprécieront le verger et le jardin partagé animé par l’association Charbon Vert.

Jardin des Traverses (Paris 18e)

Boulevard Ney (proche rue des Poissonniers), 75018 Paris
M°4 Porte de Clignancourt ou T3B Diane Arbus

Photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris

Au nord du 18e arrondissement, le jardin des Traverses s’étire sur 1 km le long de l’ancienne voie ferrée de la Petite ceinture entre la porte de Clignancourt et la rue des Poissonniers. Ouvert au public en 2024, cet espace a été aménagé en promenade végétale et en jardin comestible par l’association d’agriculture urbaine Vergers urbains et le collectif Green Resistance : le vieux chemin de fer a été transformé en chaussée légère, des serres ont été installées, un bar associatif a été construit et des jardinières ont été fixées le long de la coulée. Le jardin des Traverses s’ajoute aux plus de 220 sites d’agriculture de la capitale : Paris compte près de 37 hectares d’espaces agricoles, constitués de toits, sols et sous-sols.

Parc de la Butte du Chapeau Rouge (Paris 19e)

5 avenue Debidour, 75019 Paris
M°7B Danube ou Pré-Saint-Gervais
Bus 75 : Lycée Diderot
T3B Hôpital Robert Debré

Photo : Antoine Polez / Ville de Paris

Le 25 mai 1913, Jean Jaurès se rend à la tribune de la paix sur la butte du Chapeau Rouge et prononce un discours mémorable contre la loi sur l’extension du service militaire à 3 ans juste avant la première guerre mondiale. Cette zone, tout près du Pré-Saint-Gervais, était le lieu de rassemblements pacifistes au début du XXe siècle. Aujourd’hui, la butte, transformée en un parc paisible au pied des immeubles HBM construits dans les années 1920-30, reste un témoin silencieux de ces moments forts. Il permet de profiter de la nature dans un endroit historique, dans un cadre paisible et relaxant.

Jardins familiaux Les Arpents (Stains)

Rue des Huleux, 93240 Stains
Depuis la Porte de la Chapelle : Bus 252, arrêt L’Avenir

Photo : M.C.

Stains est la ville d’Ile de France où l’on dénombre le plus de jardins familiaux : plus de 600 parcelles sur 15 hectares. Les jardins ouvriers se développent à la fin du XIXe siècle lorsque des populations rurales arrivent en villes pour travailler dans les usines. Délaissés durant les Trente Glorieuses, alors que les nouvelles générations urbaines oublient les pratiques agricoles, les jardins familiaux bénéficient ces dernières années d’un regain d’intérêt pour leurs vertus économiques, écologiques, éducatives et sociales. A l’abri des flux bruyants et du stress urbain, les jardins familiaux de Stains sont autant de havres de paix où l’on peut respirer et se retrouver. La Municipalité et le Département de Seine-Saint-Denis, principaux propriétaires des terrains, ont une politique de conservation de ce patrimoine unique géré par La Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs.

Terre Terre (Aubervilliers)

223 Boulevard Félix Faure, 93300 Aubervilliers
M°12 Aimé Césaire ou Mairie d’Aubervilliers

Photo : Terre Terre

Terre Terre, c’est la 3e ferme urbaine créée par l’association la SAUGE (Société d’Agriculture Urbaine Généreuse et Engagée). Elle se trouve au niveau du pont du Landy à Aubervilliers. Cette ferme de 3000 m² a été construite avec l’aide des habitant·e·s et des associations du quartier. On peut y jardiner, se balader entre les cultures, et passer du bon temps. Les légumes cultivés sur place sont aussi variés que colorés. Terre Terre organise des ateliers pour apprendre les techniques de culture, de compostage et comment préserver la biodiversité. Terre Terre, c’est aussi des événements culturels, des marchés de producteurs locaux, et des concerts en plein air, sans oublier évidemment Ciné-Jardins !

Cour Carrée – Parc Jean Moulin-les-Guilands (Bagnolet)

49 rue Charles Delescluze, 93170 Bagnolet
M°9 : Robespierre ou M°3 Gallieni

Photo : Ville de Bagnolet

Situé à la fois sur les communes de Bagnolet et Montreuil, le parc départemental Jean-Moulin–Les Guilands s’étend sur 26 hectares avec des points de vue magnifiques sur la capitale. Différents milieux naturels se succèdent : espaces de pelouses entretenues régulièrement, friche arbustive, jardin potager, étang avec sa faune et sa flore en plein développement, boisement jeune très dense… En avril 2024, la Maison du Parc Jean Moulin-Les Guilands a été baptisée « Jacqueline Tamanini » – du nom de cette résistante communiste montreuilloise, revenue du camp de Ravensbrück après la Seconde Guerre mondiale.

Le Paysan Urbain / Ferme de Charonne (Paris 20e)

14 rue Stendhal, 75020 Paris

M°3 Gambetta

Photo : Photo : Clément Dorval / Ville de Paris

Une serre de 660 m2, des bâtiments en bois, des espaces de culture comestibles, une zone refuge pour la biodiversité, un jardin pédagogique, un poulailler et un composteur de quartier… La ferme se veut à la fois productive, bucolique et sauvage. Que ce soit par ses missions sociales d’insertion et d’éducation, sa gestion de l’environnement, ses activités de production, l’encadrement des bénévoles, le Paysan Urbain démontre que l’agriculture en ville, même sur de petits espaces, à un rôle alimentaire et social à jouer.

Bois de Charonne (Paris 20e)

59 boulevard Davout ou 103 cours de Vincennes, 75020 Paris

M°9 ou T3b Porte de Montreuil ou M°1 Porte de Vincennes

Photo : Sonia Yassa / Ville de Paris

Ce nouveau parc- promenade de 3,5 hectares longe la petite ceinture, entre le cours de Vincennes et la rue du Volga. 7 500 arbres et plants forestiers plantés sur cet espace acquis par la Ville de Paris en 2022. Un investissement majeur, dont une partie a été financée par le Budget Participatif. Avec un grand bosquet, des clairières et des prairies, les visiteurs peuvent à présent profiter de la nature et du frais, se détendre et se promener parmi des essences d’arbres indigènes ou régionales : des chênes, des bouleaux et des pins sylvestres. Des plantes méditerranéennes adaptées au changement climatique font aussi partie de l’aménagement avec des chênes-lièges, des chênes verts, des néfliers et même quelques oliviers. Le projet répond à de nombreux enjeux écologiques : réduire la température dans le quartier (jusqu’à 4 °C) et créer un nouveau réservoir de biodiversité. D’ailleurs, si vous prêtez bien l’oreille, la petite ceinture est un repaire chantant : il accueille une multitude d’oiseaux.

Théâtre de Verdure / Square Toussaint Louverture (Paris 20e)

47 rue des Cendriers, 75020 Paris
M°2 ou 3 Père-Lachaise ou M°2 Ménilmontant

Photo : Emeline Japel

Le chemin était autrefois sinueux, avec de vieux amandiers qui faisaient des fleurs au printemps et des fruits en été. Maintenant, de jolis cerisiers ont pris place dans ce square, illuminant le jardin de leurs fleurs apaisantes. On peut également y trouver des chênes centenaires, des oliviers qui changent au cours des saisons et des bouleaux ornés de feuilles argentées, accompagnés de lavandes et pour couronner le tout, un cèdre et du romarin sauvage. L’amphithéâtre de verdure offre les sons du Conservatoire de Musique attenant au jardin, et accueille la projection de Ciné-Jardins qui propose également une visite des initiatives de végétalisation du quartier Amandiers : jardin partagé, ruches et composteur du centre social La 20e Chaise, serres de la rue Sorbier gérées par l’association Le Paysan urbain.

Le 56 (Paris 20e)

56 rue Saint-Blaise, 75020 Paris

M° Maraîchers ou T3b Marie de Miribel

Photo : Jardin partagé du 56

La parcelle du 56, un ancien passage fermé suite à la construction d’un nouveau bâtiment, était considérée comme inconstructible, car bordée de nombreuses fenêtres, et laissée à l’abandon. À l’initiative de l’atelier d’architecture AAA, il est devenu depuis 2008 un jardin partagé historique de Paris, géré par les riverain.es.